| mercredi 14 février 2007, a 04:23 |
| Chance ou malchance... |
 Il y avait, dans un village, un homme très pauvre qui avait un très beau cheval. Le cheval était si beau que les seigneurs du château voulaient le lui acheter, mais il refusait toujours. "Pour moi ce cheval n'est pas un animal, c'est un ami. Comment voulez-vous vendre un ami ?" demandait-il. Un matin, il se rend à l'étable et le cheval n'est plus là. Tous les villageois lui disent : "On te l'avait bien dit ! Tu aurais mieux fait de le vendre. Maintenant, on te l'a volé... quelle malchance !" Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?" Tout le monde se moque de lui. Mais 15 jours plus tard, le cheval revient, avec tout une horde de chevaux sauvages. Il s'était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde. "Quelle chance !" disent les villageois. Le vieil homme et son fils se mettent au dressage des chevaux sauvages. Mais une semaine plus tard, son fils se casse une jambe à l'entraînement. "Quelle malchance !" disent ses amis. "Comment vas-tu faire, toi qui est déjà si pauvre, si ton fils, ton seul support, ne peut plus t'aider !" Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?" Quelques temps plus tard, l'armée du seigneur du pays arrive dans le village, et enrôle de force tous les jeunes gens disponibles. Tous... sauf le fils du vieil homme, qui a sa jambe cassée. "Quelle chance tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre, et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils. Les nôtres vont peut-être se faire tuer..." Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?" Le futur nous est livré par fragments. Nous ne savons jamais ce qu'il nous réserve. Mais une expectation positive permanente nous ouvre les portes de la chance, de la créativité, et nous rend plus heureux. |
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| jeudi 18 mai 2006, a 12:03 |
| Contes et légendes : Le porteur d'eau et les deux jarres |
 Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues aux 2 extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules. L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route. Cela dura 2 ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demie d'eau à chacun de ses voyages. Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille. Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable. Au bout de 2 ans de ce qu'elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source. "Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser." "Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?" "Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuire l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts", lui dit la jarre abîmée. Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion, répondit: "Pemndant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin". Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau. Le porteur d'eau dit à la jarre "T'es-tu rendu compte qu'il n'y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti. J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses." Morale de l'histoire : Nous avons tous des éclats, des blessures, des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées. Certains d'entre nous sont diminués par la vieillesse, d'autres ne brillent pas par leur intelligence, d'autres trop grands, trop gros ou trop maigres, certains sont chauves, d'autres sont diminués physiquement, mais ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes. Il vaut mieux prendre les autres tels qu'ils sont, et voir ce qu'il y a de bien et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout. Il y a beaucoup de bon en vous ! Ceux qui sont flexibles ont la chance de ne pas pouvoir être déformés. Souvenez-vous d'apprécier tous les gens si différents qui peuplent votre vie ! Sans eux, la vie serait bien triste. Merci d'apprécier amicalement mes imperfections - et, plus important pour vous - d'apprendre à aimer les vôtres. |
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| jeudi 18 mai 2006, a 11:59 |
| Contes et légendes : Le brahmane et la visite de Dieu |
 La visite de Dieu
Un brahmane très pieux, tous les jours à son réveil, prenait son bain rituel et partait aussitôt vers le temple, son panier d'offrandes à la main. Il allait assister à la prière du matin. De même le midi et le soir, il retournait au temple. Ainsi, trois fois par jour, il rendait un culte à Dieu. Avec ferveur il priait : " Seigneur, je viens te rendre visite chez toi, sans que j'aie manqué un seul jour. Matin et soir, je te fais des offrandes. Ne peux-tu pas venir chez moi ? " Attentif à cette prière quotidienne, Dieu lui répondit enfin : " Demain, je viendrai. " Tout heureux il se met à laver à grande eau sa maison. Il fait tracer devant le seuil des dessins en pâte de riz. À l'aube, il attache une guirlande de feuilles de manguier à l'entrée de sa maison. Dans la salle de réception, des plateaux de fruits, de galettes sucrées et de fleurs s'étalent à profusion. Tout est prêt pour recevoir Dieu. I l se tient debout pour l'accueillir. L'heure de la prière matinale approche. Un petit garçon qui passe par là aperçoit, par la fenêtre ouverte, les plateaux de galettes. Il s'approche : " Grand-père, tu as beaucoup de galettes, là-dedans, ne peux-tu m'en donner une ? " Furieux de l'audace du gamin, il réplique : " Veux-tu filer, moucheron. Comment oses-tu demander ce qui est préparé pour Dieu ? " Et le petit garçon effrayé s'enfuit. La cloche du temple a sonné. La prière est terminée. " Dieu viendra après le culte de midi, attendons-le. " Fatigué, il s'assoit sur le banc. Un mendiant arrive et lui demande l'aumône. Le brahmane le chasse vertement. Puis il lave soigneusement la place souillée par les pieds du mendiant. .. Et midi passe . . . Dieu n'est toujours pas au rendez-vous. Le soir vient. Tout triste, il attend toujours la visite promise. Un pèlerin se présente à l'heure de la prière. " Permettez-moi de me reposer sur le banc et d'y dormir cette nuit". "Jamais de la vie ! C'est le siège réservé à Dieu ! " La nuit est tombée. Dieu n'a pas tenu sa promesse, pense-t-il tout triste. Le lendemain, revenu au temple pour la prière, il renouvelle ses offrandes et fond en larmes : " Seigneur, tu n'es pas venu chez moi comme tu me l'avais promis ! Pourquoi ? " Une voix lui dit alors : " Je suis venu trois fois, et chaque fois tu m'as chassé... !"
A méditer... Avons-nous toujours, l'idée que Dieu est en chaque personne ? |
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| dimanche 30 avril 2006, a 08:49 |
| Contes et légendes : Le samouraï et le maître zen |
 Un homme très fier, un guerrier, un samouraï vint voir un maître zen. Le samouraï était très célèbre et très connu dans tout le pays, mais en regardant le maître, en regardant sa beauté et la grâce du moment, il se sentit soudain inférieur. Peut-être était-il venu avec le désir inconscient de prouver sa supériorité. Il dit au maître: "Pourquoi est-ce que je me sens inférieur ? Il y a un instant tout allait bien, mais en entrant dans votre cour, soudain, je me suis senti inférieur. Jamais je ne me suis senti ainsi auparavant. Mes mains tremblent. Je suis un guerrier, j'ai affronté la mort de nombreuses fois, je n'ai jamais ressenti aucune peur. Pourquoi ai-je peur maintenant ?" Le maître dit: "Attends, lorsque tout le monde sera parti, je te répondrai". Les gens défilèrent toute la journée pour voir le maître et l'homme se lassait de plus en plus d'attendre. Le soir lorsque la chambre fut vide et qu'il n'y eut plus personne, le samouraï demanda: "Peux-tu me répondre maintenant ?" "Viens dehors" dit le maître. C'était une nuit de pleine lune, l'astre se levait tout juste à l'horizon... "Regarde ces arbres" lui dit-il "celui-ci qui s'élance haut dans le ciel et ce petit arbre à côté. Tous les deux ont grandi devant ma fenêtre pendant des années et il n'y a jamais eu aucun problème. Le petit arbre n'a jamais dit au grand: "Pourquoi est-ce que je me sens inférieur à côté de toi ? Comment est-ce possible ?" Cet arbre est petit et cet arbre est grand et je n'ai jamais entendu aucun chuchotement". "Parce qu'ils ne peuvent pas se comparer" expliqua le samouraï. "Alors tu n'as pas besoin de me questionner, tu connais la réponse" lui repondit le maître.
(photo : Toshiro Mifune dans "Shogun") |
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| samedi 29 avril 2006, a 09:24 |
| Contes et légendes : La véritable histoire de Tatty Teddy |
La véritable histoire de Tatty Teddy
"Dans un petit village de la région de Sussex, près d'Arundel, la plus vieille, plus petite maison que vous pouvez imaginer était sur le point d'être détruite... Toutes les choses qui, autrefois, rendaient la maison agréable et confortable, furent jetées à l’extérieur et s'accumulèrent devant le jardin. Du lit doux, souple, où les propriétaires dormaient, aux vieilles lattes de bois dont ils n’avaient plus l’utilité, et même, sûrement par erreur, un petit nounours marron. Il était coincé parmi toutes les autres choses dont on ne servait pas et ne pouvait pas bouger !
Puis, un jour, un jour très très froid... quelque chose tomba du ciel… Un petit flocon de neige ! Il tomba sur le nez du nounours et fut ensuite suivi par beaucoup d’autres. Un hiver terriblement froid s'annonçait : Les lacs et les rivières gelaient, et chacun restait chez soi bien au chaud près de sa cheminée. L'ourson ne pouvait pas bouger car le matelas l'écrasait. Il commencait à avoir froid, très froid." "De plus en plus de neige tomba, de plus en plus fort. Le petit ours avait à présent si froid que son petit nez commença à virer au bleu… …si froid que sa fourrure marron commença à tourner au gris. Il se sentit alors terriblement triste et rejeté par le reste du monde. Personne ne l'aimait. Il était seul et n'avait pas un seul ami sur qui compter...
L’hiver passa finalement et le temps devint plus chaud et, par un beau jour de printemps, une petite fille jouait près de la vieille maison quand elle aperçu le nounours gris dans la pile de tout ce débarras. Etonnée qu'il ne soit pas comme les autres nounours qu’elle avait déjà vu, elle tira de là.
Elle l’épousseta et le souleva haut dans le ciel pour le regarder. « Un nounours gris… avec un nez bleu ? » pensa-t-elle. « Comme c’est étrange !» Il avait le regard tellement suppliant... L’ours voulait pleurer. Il pensait qu’elle ne l’aimait pas et voulait le jeter avec les autres choses inutiles. « Mais il est mignon ! » continua-t-elle et elle tomba complètement amoureuse de lui.
La petite fille courut chez elle à toutes jambes pour demander à sa Mamie si elle pourrait le rapiécer, …comme beaucoup de son rembourrage était tombé, et il avait vraiment besoin d’être raccommodé. Elle observait tandis que sa Mamie remettais son rembourrage et recousais ses trous. Ses sutures commençaient à montrer où la fourrure était usée, mais la petite fille pensait qu’il serait parfait. La petite fille le nomma... Tatty Teddy C’était confortable et chaud dans la maison de la petite fille et l’ours, à présent, se sentait bien et chaud dans son cœur. Cependant, son nez était toujours bleu, sa fourrure était toujours grise et ne retournerait jamais au marron. Ce qui le rendait unique parmi les nounours. La petite fille le serra dans ses bras, pleine d'amour. Elle l’aimait plus que tout au monde… son petit ours, gris, au nez-bleu…Tatty Teddy"
Des années plus tard, Tatty Teddy est toujours un symbole fort de l'amitié et de l'amour. Dans le monde entier, petits et grands tombent chaque jour sous son charme. L'objectif principal de Tatty Teddy, c'est d'aider le monde à communiquer." Y a t-il quelqu'un qui compte beaucoup pour vous ? Lui avez-vous parlé récemment ?
(source : message publié par Aloa08 sur le groupe Defoulement ) |
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| samedi 29 avril 2006, a 09:04 |
| Contes et légendes d'Alsace : Hans Trapp |
En Alsace, les gens m'appellent Hans Trapp. Ailleurs, on dit que je suis le Père Fouettard. Le soir du 5 décembre, j'accompagne le saint Nicolas dans sa tournée. Moi, je suis chargé de punir les enfants qui n'ont pas été sages.
En fait, Hans Trapp n'est pas mon vrai nom. Dans ma première vie, il y a cinq cents ans, je m'appelais Hans von Drodt. J'étais un seigneur, un vrai, un seigneur germanique protégé par l'empereur en personne, l'empereur Maximilien 1er. mais ma famille ne possédait pas de terres et il me fallait un domaine digne de moi, digne de mon rang. L'empereur me donna l'ordre de m'installer au château de Berwarstein qui appartenait à l'abbaye de la ville de Wissembourg, tout au nord de l'Alsace.
Le château était magnifique, perché sur un gigantesque socle de grès rose au-dessus du village d'Erlenbach, dans la vallée de l'Erlenthal. Nous y étions bien, moi et mon frère Thilo qui était évêque. Oh, je sais ce qu'on disait ! On disait que nous avons volé le château. Que nous n'avions pas demandé son avis au propriétaire, l'abbé de Wissembourg. Certes, ils avaient raison. Mais après tout, il nous fallait bien un toit pour nous loger ...
L'abbé nous rendait la vie difficile. Tout était prétexte à nous ennuyer. Il contestait les taxes que nous faisions payer aux habitants de la vallée. Il nous fallait pourtant de l'argent pour manger, boire, payer nos soldats. Il menaçait de prévenir le pape parce que nous kidnappions des jeunes filles et des jeunes garçons. Nous avions pourtant besoin de bras pour nous servir ! Dans ces conditions-là impossible de nouer de bonnes relations avec les gens d'Erlenthal. Dès que nous arrivions sur nos chevaux, c'était la panique. Les hommes rassemblaient femmes et enfants, se repliaient dans leurs maisons et fermaient leurs portes à double tour. J'aurais pu détruire leurs pauvres masures, mais à quoi bon ?
Je laissais mes troupes ramasser les impôts. Quant à moi, je préférais la compagnie de Philippe l'Ingénu, le prince électeur (On appelait ainsi les princes et les évêques qui avaient le droit d'élire l'empereur de l'Empire germanique.) de notre région. Chez lui, ce n'étaient que fêtes et spectacles. Il m'aimait bien. On disait qu'il était tombé sous mon charme. C'était vrai, mais je l'avais un peu aidé grâce à une poudre magique que m'avait préparée une sorcière.
Je versais régulièrement de cette poudre dans le verre de Philippe. Plus il buvai et plus il m'appréciait.
Hélas, ma vie fut bientôt bouleversée. Thilo avait commis l'erreur de sortir sans escorte du château. Il fut capturé par les hommes de l'abbé, il fut jeté en prison et lourdement condamné par la justice de notre ennemi ! Sans Thilo, malgré la présence des valets et des soldats, je me sentais bien seul dans cet immense château. Personne ne se souciait de m'aider à le délivrer.
Thilo était les derrière les barreaux. Cela me rendit comme fou. J'errais dans les couloirs du château, je réfléchissais aux moyens de me venger. A force d'y penser, j'imaginais des châtiments toujours plus longs, toujours plus lents, toujours plus cruels. La colère débordait de mon corps, l'enfer s'échappait de mon esprit. Je comptais faire respirer aux autres, à tous les autres, le parfum de cet enfer. Ah ça, ils allaient payer, ces petits paysans craintifs !
Et ces curés de pacotille ! Et ces bourgeois de carnaval ! Parole de Hans von Drodt !
Bientôt, il ne se passa plus un jour sans une nouvelle cruauté de mon invention. Je fis construire un barrage sur la rivière de Lauter qui traversait Wissembourg. Toute la partie basse de la ville fut priée d'eau. Quelque temps plus tard, je fis crever ce barrage. Un énorme torrent de boue se fraya un chemin de destruction à travers les rues, les places, les maisons. Wissembourg était en ruine.
Les commerçants étaient rançonnés. Les voyageurs étaient dévalisés. Je défendis aux villageois de chasser dans leur propre forêt. Même les plus pauvres, qui ramassaient du bois en forêt, étaient poursuivis. Mes hommes les attrapaient, les battaient, les assassinaient. Mes sujets n'avaient plus rien pour se chauffer, plus rien à manger, les enfants pleuraient, les mères séchaient les larmes, les hommes baissaient la tête.
Tout cela me réjouissait ! Souvent, pour le plaisir de contempler le malheur, j'accompagnais mes soldats. Je me souviens de Jakob welsh, un paysan d'Erlenbach, qui avait décidé de braver mon interdiction. Il était parti chasser le lièvre pour nourrir sa famille. Ainsi, quelqu'un osait me défier ! Profitant de son absence, je fis brûler sa hutte où se terraient sa femme et ses enfants. Je restais devant le brasier jusqu'à ce qu'il s'éteigne. Je voulais être certain qu'il n'y aurait aucun survivant ...
Le soir venu, assis au coin de la cheminée du château, je riais du désespoir des autres. Je caressais mon nouveau compagnon, un corbeau noir trouvé au bord d'un chemin, un corbeau que je fis dessiner sur mes armoireries. Là où je passais, là où je semais la terreur, je dessinais sur les murs l'ombre de mon corbeau. La marque de l'homme sans pitié. les pauvres mouraient sans comprendre. Les riches donnaient tout ce qu'ils avaient pour échapper à la mort... et ils mouraient quand même !
Je savais que les plaintes s'empilaient sur le bureau de l'empereur Maximilien... qui ne disait rien, qu laissaient faire. Il continuait de me proposer des missions de confiance. Il me choisit même un jour pour être son émissaire auprès de Louis XI, le roi de France. Il me fit également chevalier de la Toison d'or, le plus prestigieux des tous les ordres de chevalerie !
Dix-huit ans. ma vengeance dura dix-huit ans. Et un jour de l'an 1503, je mourus dans mon lit, bien tranquillement. Mes hommes m'enterrèrent le jour même à la chapelle Sainte-Anne, entre le village de Dahn et Wissembourg. Dès lors, les gens ne cessèrent plus d'aller et venir autour de ma pierre tombale. Je les entendais dire leur soulagement. Enfin, j'avais disparu de la surface de le Terre. Enfin, ils alaient pouvoir vivre normalement. Enfin, le bonheur était à nouveau possible.
- Comment être sûr qu'il est vraiment mort ? demanda l'un d'eux.
Bonne question. J'étais mort mais je vivais encore. Mon fantôme respirait, écoutait riait toujours. Mon ombre restait gravée dans toutes les mémoires. J'entendis une mère dire à son garçon :
- Attention, le Drodt va venir te chercher !
Tout de suite, l'enfant se mit à pleurer. Mon seul nom suffisait à faire pleurer. J'en fus très fier.
Les années passèrent. De plus en plus de mères utilisaient mon nom pour menacer leurs enfants. Quel succès ! Petit à petit, sans que je sache vraiment pourquoi, mon patronyme s'était transformé. Le son n'avait pratiquement pas changé, mais il ne s'écrivait plus de la même façon. Ce n'était plus "le Drodt" mais "le Trapp", le Hans Trapp. Ces enfants n'avaient jamais vu ce Hans Trappet, pourtant, ils étaient terrifiés à la seule évoucation de mon nom.
A force de m'appeler à la rescousse, ce qui devait arriver arriva : cela me donna des idées. Des envies de quitter mon habit de fantôme. Des envies d'exister à nouveau. Des envies de leur montrer qui j'étais, de quoi j'étais capable. Je repris forme humaine. Pour paraître plus méchant, je renonçai à mon beau vêtement de chavalier. C'est revêtu de peaux de bête et le visage noirci au charbon que je frappais aux portes. J'apparaissais comme je disparaissais : par surprise, dans un grand nuage de poussière, poussant d'affreux ricanements de vieux vautour. Les plus souvent, je ne venais pas seul. De l'enfer, j'avais rapporté un dragon que je tenais en laisse.
Les parents m'appelaient de plus en plus nombreux, mais ils ne me donnaient pas leurs enfants. Au dernier moment, père et mère changeaient d'avis ! Ils ne savaient pas ce qu'ils voulaient ! D'après moi, un enfant désobéissant devait directement être envoyé en enfer. Les hésitations des parents me mettaient hors de moi. Ces enfants, je les voulais ! Leur faire peur ne me suffisait plus.
Je m'amusais de moins en moins. J'étais sur le point de retourner dans ma tombe, quand j'appris que le saint Nicolas cherchait un assistant. Quelqu'un pour faire, comme il disait, "le sale boulot", punir les enfants pas sages. J'ai immédiatement accepté. Moi, le sale boulot, j'aime ça. Je sais m'appliquer, prendre mon temps, faire le sale boulot le plus salement possible.
Et depuis, chaque année, j'attends impatiemment dans ma tombe pour en sortir aux premiers jours de décembre. Le soir du 5, quel bonheur ! Avec le gentil saint Nicolas, nous passons de maison en maison. Un âne nous sert à transporter les cadeaux, ainsi que le grand sac qui me permettrait d'enfermer, si le saint Nicolas le voulait bien, les plus méchants enfants. J'ai dû me séparer de mon dragon qui effrayait les petits. De toute façon, pour porter des cadeaux, un âne, c'est plus pratique.
Dans chaque maison, les enfants nous attendent trembants. Je dois quelquefois en chercher l'un ou l'autre perché sur une armoire ou blotti sous un lit. Je le ramène par l'oreille et ça me met de bonne humeur. Mais je le lâche très vite parce que le saint Nicolas n'aime pas ce genre de méthode. Il me regarde sévérement et je laisse partir le garnement. J'obéis à mon maître au doigt et à l'oeil. J'espère qu'il aura encore longtemps besoin de mes services. J'espère pouvoir terroriser les enfants pendant des siècles et des siècles. C'est bien simple, je ne m'en lasse pas !
(légende trouvée sur le blog suivant, que je vous recommande de visiter : http://alsace.blog.mongenie.com/)
(photo : Wissembourg, vue générale) |
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| samedi 29 avril 2006, a 09:01 |
| Contes et légendes de Bretagne : L'Ankou |
LE JOUR OU LA MORT EST NEE
LA LEGENDE DE L'ANKOU
Ce soir, j’ai envie de vous parler d’un jeune garçon pris parmi ces enfants du premier jour. Car voyez-vous, au milieu de tous ces bambins, il y avait un dénommé, et... bien nommé, Yaouen Le Malin.
Oh ! Ne croyez pas que Yaouen pensait à faire le mal à longueur de journée du haut de ses douze ans. Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire ! Non ! Bien sûr que non ! Mais par contre, Yaouen était si futé que les magiciens se demandaient s’il ne deviendrait pas un jour le premier des rois de Cornouaille.
Seulement voilà, on a beau être rusé et intelligent, la vie vous réserve parfois de drôles de tours. Si bien que, aussi bizarrement que cela puisse paraître, Fanch devint le meilleur ami de Yaouen. Fanch l’Innocent, de son nom complet. Et autant vous le dire tout de suite, lui aussi il portait bien son nom.
Fanch avait le regard perdu entre ses deux oreilles et sa longue tignasse rousse. Assurément, les tâches de rousseur qui transpiraient sur sa peau avaient du laisser s’échapper de sa tête toute forme d’intelligence. Aussi, il ne subsistait qu’une tête vide où même le vent n’osait s’aventurer de peur d’y rester prisonnier. La fée Viviane m’avait conté un soir que c’est la lune qui avait pris possession de l’esprit de Fanch. Mais elle le fit une nuit de nouvelle lune si bien que l’esprit de Fanch n’en fut plus jamais éclairé et demeura à tout jamais dans l’ombre de la lune noire.
Mais ce soir, ce soir qui nous intéresse, la lune est belle, la lune est ronde, la lune est blonde, la lune éclaire la lande de sa douce pâleur illuminante.
Yaouen et Fanch avaient passé la nuit chez les Poulpikans dans les marais, les lutins avaient joué de la musique et nos deux amis avaient dansé et chanté avec les petits farfadets jusqu’au bout de la nuit... ou presque.
Car quand ils décidèrent, enfin..., quand Yaouen décida car Fanch n’a jamais été capable de décider quoi que ce soit. Quand Yaouen décida, disais-je, de rentrer dans leur cabane en bois de la forêt des charmeuses, la nuit n’avait pas encore quitté le monde des vivants. La lune n’avait pas encore cédé sa place au soleil.
-« Restez avec nous ! » leur disaient les korigans, « La nuit n’est pas finie, vous pourriez faire des mauvaises rencontres ! »
-« Des mauvaises rencontres ? » Avait répondu Yaouen, « Quelles mauvaises rencontres voulez-vous que nous fassions ! Il n’y a en ce monde que des enfants, des fées, des magiciens et vous-même ! Qui voulez-vous que nous rencontrions d’autre ? »
-« Il a raison Yaouen ! Il a raison Yaouen ! » avait dit Fanch.
-«Oublierais-tu l’Ankou, mon cher Yaouen ? Car le jour où le magicien suprême vous a créés, il a aussi créé la mort par la même occasion ! » avait répondu le plus grand des Poulpikans du haut de ses trente-deux centimètres.
-« L’Ankou ! Pffff ! Ce n’est qu’une légende destinée à faire peur aux tout-petits ! Moi je le sais bien qu’il n’existe pas votre Ankou ! D’ailleurs, depuis que je suis né je n’ai jamais vu quelqu’un mourir ! Alors dites-moi ! Où est-il cet Ankou ? Que fait-il de ses jours et de ses nuits ? »
-« Il a raison Yaouen ! Il a raison Yaouen ! » avait dit Fanch.
-« L’Ankou existe Yaouen ! Il attend son heure ! Mais un jour viendra où il frappera de sa faux ! Et alors il n’aura de cesse de traquer les humains jusqu’au dernier de ses représentants ! » Avait répondu le Poulpikan.
-« Balivernes que tout cela ! Si votre Ankou se montre un jour ! Je saurais bien lui jouer un tour à ma façon ! Nul n’est plus malin que Yaouen dans le monde entier ! C’est bien connu !»
-« Il a raison Yaouen ! Il a raison Yaouen ! » avait dit Fanch.
-« Tu ne devrais pas défier l’Ankou, même nous qui sommes immortels, nous l’évitons par peur de son immense pouvoir ! » Avait répondu le Poulpikan en se recroquevillant sur lui-même.
-« Eh bien ! Vous êtes bien sots d’avoir peur d’une légende pour marmots ! »
-« Il a raison Yaouen ! Il a raison Yaouen ! » avait dit Fanch.
-« Comme tu veux Yaouen ! Mais... comme tu es notre ami, je vais te donner une flûte enchantée ! Quand tu croiseras un jour l’Ankou !, Car tu le croiseras ! Tu peux en être sûr ! Souffle dedans ! Joue des trois notes de musique ! Alors, l’air de la flûte te transportera sur un nuage jusqu'à nous et tu seras sauvé ! Mais attention ! N’oublie pas de souffler avant que l’Ankou ne te touche avec sa faux car s’il te touche, c’est lui qui t’emportera à tout jamais ! » lui dit le Poulpikan en glissant une petite flûte à trois trous dans la ceinture de la tunique de Yaouen. -« Ah ! ah !ah !ah !ah ! Si on m’avait dit un jour que les Poulpikans étaient des peureux ! Ils vont bien rigoler mes amis quand je leur raconterai cela !» Avait répondu Yaouen.
-« Il a raison Yaouen ! Il a raison Yaouen ! » avait dit Fanch.
Mais Yaouen savait aussi qu’il valait mieux ne pas trop contrarier les korrigans, alors, il garda précieusement la petite flûte. Durant la route, il conserva sa main droite sur la précieuse flûte tout en avançant .
Sur le chemin boueux et caillouteux qui traversait le marais de Poulfreuzic, une brume épaisse tomba en l’espace d’un instant. Soudain, venant du bout du chemin, face à Yaouen et à Fanch, un bruit se fit entendre. Un bruit strident, comme le crissement d’une route de charrette. Yaouen avait déjà vu une charrette une fois, lors de son huitième anniversaire, c’était l’objet qui servait au magicien Tugdual pour transporter ses affaires.
-« Tiens ! On dirait que nous allons rencontrer ce bon vieux Tugdual mon cher Fanch ! » Avait dit Yaouen à son ami.
-« Tu as raison Yaouen ! Tu as raison Yaouen ! » avait dit Fanch qui décidément manquait singulièrement de conversation.
Mais au fur et à mesure que le bruit augmentait, une ombre commençait à se dessiner dans la brume, une ombre de moins en moins rassurante. Arrivé à moins de cinq mètres du mystérieux voyageur Yaouen s’arrêta, Fanch aussi bien sûr mais cinquante centimètres plus loin, emporté par son élan.
Le voyageur portait une longue toge noire et un chapeau à larges bords de la même couleur. Yaouen ne distinguait guère les traits de son visage, seul un long râle qui sortait de sa bouche. L’individu semblait manifestement fatigué et ce, bien que sa charrette était entièrement vide.
Il tenait les rênes de son cheval d’une main et un objet que Yaouen n’avait jusqu’alors jamais vu de l’autre. Un long manche en bois qui se terminait par un objet incurvé en métal.
-« Bonsoir ! Vous êtes sûrement un comparse de Tugdual le magicien ! » lança Yaouen.
-« Il a raison Yaouen ! Il a raison Yaouen ! » avait dit Fanch bien que Yaouen ne s’intéressait plus à sa conversation depuis déjà de longues années.
-« Bonsoir jeunes hommes ! Vous ne pouvez pas savoir comme cela me fait plaisir de vous rencontrer ! Je vous cherchais ! »
-« Je ne sais pas si cela fait longtemps que vous nous cherchez, mais en tout cas vous avez fini par nous trouver ! »
-« Il a raison Yaouen ! Il a raison Yaouen ! » avait dit Fanch.
-« Cela fait douze ans ! Douze longues années que je désespère de vous rencontrer enfin ! Mais tout vient à point à qui sait attendre, n’est-ce pas ? »
-« Douze ans ? » Avait dit Yaouen, « Mais alors vous êtes... l’Ankou ! »
-« Il a raison Yaouen ! Il a raison Yaouen ! » avait dit Fanch.
-« Comme le dit si bien ton ami, tu as raison Yaouen ! » répondit l’Ankou en brandissant bien haut sa faux au dessus de sa tête.
La faux s’abattit soudain et vint trancher le pauvre Fanch en deux. Yaouen, légèrement en retrait, sentit le souffle du couperet sur sa poitrine. Comme l’Ankou brandissait de nouveau sa faux pour le frapper, Yaouen porta à ses lèvres la flûte du korrigan qu’il n’avait toujours pas quittée de la main. Il souffla les trois notes et s’envola sous le regard rageur de l’Ankou. Ce dernier se saisit de l’âme de Fanch et la jeta violemment dans sa charrette avant de reprendre sa route.
Mais cette nuit là, mes amis, cette nuit-là, la mort était née. Elle venait de frapper pour la première fois et depuis lors, chaque nuit on entend le crissement de la charrette de l’Ankou qui vient chercher les âmes des condamnés.
Et puis, de temps en temps, si vous tendez l’oreille au cœur de la nuit, vous aurez l’impression d’entendre trois petites notes de musique. C’est le son de la flûte de Yaouen qui retentit sur la lande à chaque fois que le seul immortel parmi les humains croise à nouveau la route de l’Ankou. Car depuis l’origine de la mort, Yaouen réussit à lui échapper grâce au cadeau du Poulpikan.
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| vendredi 28 avril 2006, a 18:05 |
| Légende hindoue : Le secret divin |
 Le secret divin
Autrefois, raconte une vieille légende hindoue, tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tant de leurs privilèges que Brahmâ, le maitre des dieux, décida de leur ôter ce pouvoir divin et de le cacher en un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Brahmâ organisa donc un Conseil pour décider d'une cachette et les dieux mineurs prirent d'abord la parole : - Enterrons la divinité de l'homme dans la terre ! Mais Brahmâ répliqua : - Je vois que vous connaissez fort mal l'homme ! Il fouillera, il creusera et, un jour, il finira par trouver. - Dans ce cas, jetons la divinité dans la profondeur des océans ! Mais Brahmâ soupira : - Tôt ou tard l'homme ira explorer le fond des océans et la remontera à la surface. C'est un éternel insatisfait ... Les dieux mineurs ne savaient plus que dire : - Où donc la cacher alors ? Car, si nous t'en croyons, il n'est pas d'endroit, sous terre, dans le ciel ou au fond des mers que l'homme n'atteindra un jour. Alors Brahmâ reprit la parole : - Voici ce que nous ferons ! Nous cacherons la divinité de l'homme au plus profond de son coeur, car c'est le seul endroit où il ne songera pas à aller la chercher ... Et depuis ce temps, l'homme a fait le tour de la terre, il a creusé, il a exploré, il a fouillé le fond des mers ... à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui-même.
Légende hindoue (source : LETTRE D'EVEIL D'AMOUR DE LUMIERE, de joeliah) |
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| vendredi 28 avril 2006, a 18:00 |
| La légende de Lady Godiva |
Lady Godiva
légende celtique
Au début de l'an 1000, les habitants de la ville de Coventry en Angleterre menait une existence difficile, étant écrasés sous le poids des impôts que prélevait le Comte Léofric de Chester pour financer ses campagnes militaires. Sa jeune épouse Lady Godiva eut pitié de ces gens et implora Léofric de diminuer le taux de taxation. Il accepta à la condition qu'elle traverse nue la place du marché du Coventry, ce qu'elle fit à cheval, sa longue chevelure dissimulant son corps.
La légende raconte que Godiva demanda à tous les habitants de rester chez eux, volets fermés. Et que seul un tailleur appelé Peeping Tom osa regarder la scène par la fente d'un volet. Mal lui en prit, car il perdit aussitôt la vue.
L'histoire : Lady Godiva (d. c. 1010 - 1067) était une Saxonne de sang noble. Épouse de Léoric, compte de Chester (d.1057), la contesse était une pieuse bienfaitrice qui par des dons de son époux et d'elle même fit édifier deux monastères: un à Coventry et un second à Stow. L'histoire ne nous révèle pas si la légende de la cavalière vêtue que de sa longue chevelure est vrai ou non. Quoi qu'il en soit, la légende de Lady Godiva donne lieu chaque année depuis 1678 à un festival annuel aucours duquel une jeune femme personifiant la jeune contesse parcourre sur un cheval blanc les rues de la ville de Coventry.
Une statue représantant Lady Godiva a également été élevée près de la place du marché de Coventry afin de rappeler l'événement. |
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