La légende de Léda
Léda était la fille du roi d'Etolie : Thestios. Quand Tyndare, prince spartiate, fut chassé de son royaume par son demi-frère, il se réfugia à Calydon auprès du roi Thestios. Ce dernier donna sa fille Léda en mariage à Tyndare. Héraclès vaincra le demi-frère de Tyndare et rétablira sur son trône le prince spartiate. Les deux époux auront une fille : Timandra. Mais un événement va bouleverser leur vie.
Tyndare oublia, lors d'un sacrifice de réserver une part à Aphrodite. La déesse résolut de se venger sur l'épouse de Tyndare et sur sa descendance.
Un soir, Léda se baignait au bord de L'Eurotas ; elle aperçut un cygne qui fuyait devant un aigle. Aphrodite s'était métamorphosée en aigle, Jupiter en cygne. Aphrodite ainsi poursuivait son but : sans éveiller les soupçons de Léda, elle conduisait Jupiter vers la jeune femme pour qu'il la séduisît. Léda reçut avec innocence le cygne dans ses bras : l'oiseau la couvrit de caresses. De cette étreinte allaient naître d'un même œuf des jumeaux : Pollux et Hélène (enfants de Jupiter). Léda accoucha en même temps d'un autre œuf qui donna vie à des jumeaux : Castor et Clytemnestre (enfants de son mari Tyndare). Castor et Pollux seront surnommés les Dioscures = les garçons de Zeus. Hélène et Clytemnestre entraîneront, par la malédiction d'Aphrodite, le monde grec vers de sanglants et tragiques épisodes.
La littérature, source d'inspiration de la sculpture
Hélène, Euripide vers 17 à 21 :
Hélène : On raconte, c'est vrai , que Zeus prenant la forme d'un cygne et fuyant la poursuite d'un aigle dans le sein de ma mère transforma cette ruse en étreinte : mais peut-on accorder du crédit à ce conte ?
Regards sur la sculpture : Léda et le cygne
- Élégance de l'attitude de Léda : visage de profil regardant le cygne-Jupiter ; gestes attendris de Léda vers l'oiseau ; noblesse du port de Léda.
- Le cygne-Jupiter se blottit dans les bras de Léda, prêt à accomplir les desseins d'Aphrodite. Il quémande des caresses ; son bec est proche du sein de la jeune femme.
L'œuvre en marbre blanc fixe à jamais les personnages dans leur attachement réciproque. La beauté de la scène s'exprime dans la courbure des lignes, dans l'arrondi des formes, signe visuel de la douceur des sentiments. La scène n'est que grâce et séduction.
(source : www.educnet.education.fr)
(photo : sculpture en marbre "Léda et le cygne" de Jean Thierry, 1717 - musée du Louvre) |